La culture en haute altitude (entre 900 et 1200 mètres d'altitude) et la taille de son grain font du café haïtien un produit apprécié par les experts.
Mais en raison de la déstabilisation totale de la filière café au cours des quinze dernières années d'instabilité et de violence politique, de prix payés aux producteurs trop variables et des difficultés de commercialisation, les agriculteurs ont eu tendance à délaisser leurs plantations. Le commerce équitable prend là tout son sens.
En Haïti, le café est un enjeu environnemental et économique. Malgré les difficultés inhérentes au pays, les producteurs s'inscrivent dans une démarche de progrès. Culture coloniale introduite dans le pays il y a environ 270 ans, le café est pour Haïti une culture d'exportation qui représente une source d'entrées de devises et constitue une réponse à l'un des problèmes majeurs du pays : la déforestation (réduction de 95 % à 1 % de surface boisée en quelques décennies !). Le café constitue la principale option de reboisement efficace, tant du point de vue environnemental qu'économique.
Le café haïtien est déjà importé en partie dans une filière de commerce équitable. C'est le torréfacteur Lobodis qui commercialise le café haïtien sous le nom kalinda, avec le label Max Havelaard. Il y aussi un peu de café haïtien dans le café des petits producteurs de Malongo (mélange de pluiseurs pays).
Haïti, pourrait produire un café de très grande qualité et pourrait devenir un pays producteur important.












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